Episode 10:

Thomas D’Ansembourg titre l’un de ses ouvrages : « cessez d’être gentils, soyez vrais ». Vaste sujet n’est-ce pas ? Plus j’observe mes relations et mes manières de me comporter dans mes relations, quelle qu’en soit la nature, plus je me rends compte qu’il est important d’oser dire sa vérité à l’autre, malgré la peur que cela dérange ou crée un désaccord voire un conflit. Parler vrai et aligné, c’est une preuve de fidélité à soi, à ce que l’on est, et la réaction de la personne en face de nous en dit long sur sa capacité à ne pas tout prendre personnellement (L’un des accords toltèques soit dit en passant) et sa capacité à nous accueillir et nous accepter (et donc à s’accepter elle-même), tel que l’on est, dans notre différence par rapport à elle-même.

Par ailleurs, j’ai aussi observé que parfois, nous taisions ce qui nous chagrine, nous le gardions, laissant la possibilité à cela de prendre plus d’espace en nous, laissant aussi la possibilité au mental de se nourrir de ce non-dit, d’échafauder toutes sortes de scenarios, de réactions possibles de l’autre (avec une préférence du mental pour les pires réactions bien sûr). Ce processus est je crois guidé par la peur du rejet, la peur de devoir affronter en face une situation de désaccord, voire de conflit et même de détérioration de la relation. En fait, je crois que c’est tout le contraire.

Selon Jacques Salomé, « tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime »… A ne pas dire ce qui nous préoccupe, ceci s’accumule ainsi en nous. Bien souvent, il en résulte un inconfort à l’intérieur de nous, avec des répercussions sur les différentes couches de notre être mental, énergétique, émotionnel physique. Ces non-dits peuvent se transformer en contrariété non exprimée, colère voire ressentiment envers l’autre, qui ressortira à un moment jugé opportun par notre être, parfois puissance 1000, parfois malgré nous, et générant plus de dégâts dans la relation que si le propos avait été exprimé à sa naissance, communiqué, mis à la connaissance de l’autre et géré ensemble : ça s’appelle la communication, oui oui…

Et précieuses et trop rares sont les personnes capables d’une telle écoute, d’un tel accueil, capable de ne pas laisser leurs parts blessées réagir de suite au propos déposé, et j’ai la chance d’avoir parmi les gens que j’aime de tels êtres, qui m’apprennent donc au fil des expériences et échanges, à oser dire, même quand j’ai peur… Et combien de fois ai-je été surprise, agréablement, de l’accueil de mes propos, alors que je me faisais une montagne des conséquences de leur expression. Cela m’évoque d’ailleurs un autre accord toltèque qui dit : ne jamais faire de supposition…

Et peut-être que la meilleure manière d’attirer à soi de tels êtres, et de transformer nos relations vers quelque chose de plus sain, consiste à incarner soi-même cette posture dans nos échanges et relations (« vois le changement que tu veux voir dans le monde », disait le Mahatma Gandhi). Alors oui, il est sûr que ce n’est pas toujours si facile à mettre en application au quotidien, car ce que l’on reçoit vient régulièrement nous chercher, nous piquer, par effet miroir ou autre, titiller certaines parts de nous qui ont besoin d’être apaisées.  Néanmoins, avec de la Conscience, de l’entrainement, une réelle volonté et un travail honnête sur soi, on peut, pas après pas faire évoluer et voir grandir la relation qui devient plus résiliente, plutôt que de systématiquement la compliquer voire la rompre. On peut par exemple prendre un temps de silence pour laisser s’infuser en soi la parole de l’autre, avant de réagir et de formuler une réponse.

Car ne nous y trompons pas, s’éloigner et mettre un terme à une relation, qu’elle soit familiale, amicale, amoureuse ou autre, à la suite d’un désaccord ou un conflit, est parfois la solution certes, notamment lorsque les deux âmes ont terminé le bout de chemin qu’elles avaient à parcourir l’une près de l’autre. Mais dans certains cas, fuir ou s’éloigner devant la difficulté peut entrainer la reproduction du schéma dans la prochaine relation, ou dans une autre de nos relations actuelles, comme une autre possibilité de saisir, comprendre puis incarner l’enseignement qui se cachait derrière. C’est bien ans la relation à l’autre que l’on voit si les enseignements ont été intégrés ou pas. Et plus il y a d’affect et d’enjeu dans la relation, plus le challenge sera fort, et plus la récompense sera belle.. Alors ne vaut-il pas mieux, le plus tôt possible dans la relation, mettre en place cette attitude et ce comportement, afin de construire le lien sur une base saine, vraie et plus résiliente ? Je vous laisse en juger… Pour ma part, je m’y engage pleinement, malgré ce que cela me demande d’effort face à mes anciennes habitudes bien ancrées de fille et femme habituée à la suradaptation à l’autre… Ne vaut-il mieux pas une petite vague à traverser maintenant plutôt qu’une tempête à braver plus tard ?

Episode 9: Spiritualité, oui, mais incarnée!

Le « réveil » de conscience est souvent associé à des sensations particulières, l’apparition de « facultés » et de ressentis que l’on ne connaissait pas avant, et il est tentant de rester dans cela, de vivre uniquement via le prisme de la spiritualité, quitte à s’éloigner des considérations matérielles et de la vie de tous les jours. Nombreux sont ceux à avoir changé de métier (j’en fais partie, partiellement du moins), investi des sommes parfois considérables en formation, stages, retraites et autres objets liés à la spiritualité (j’en fais partie aussi), et si cela est juste pour la personne, alors c’est ok.

Là où il y a un risque, selon moi, et cela n’engage que moi, c’est quand la personne vit toute sa vie sous ce prisme-là, n’a à la bouche que le vocabulaire lié aux âmes, aux synchronicités, aux blessures de l’âme, au quantique, et j’en passe. En effet, selon moi, si l’on souhaite être connecté à l’invisible, au Divin, l’Univers, le Grand Tout (chacun prend ce qui resonne) de manière saine et équilibrée, il est indispensable d’être ANCRE, à la Mère Terre, dans son corps physique, dans sa vie de matière, sa famille… Et c’est en général là que l’on commence à ressentir un certain alignement, que l’on a en général moins besoin de s’en remettre aux cartes, aux guidances extérieures à la nôtre, aux pierres et autres bracelets (même si cela n’exclut évidemment pas de s’en servir, dans une juste mesure), pour trouver de quoi rassurer nos peurs. C’est ce que j’aime (et je ne suis pas la seule) appeler la sécurité intérieure.

Dans ce processus que j’observe depuis plusieurs années en moi et autour de moi, j’ai le sentiment, qu’avant de trouver une voie du milieu, et comme dans tout plein d’autres contextes d’ailleurs, on peut avoir tendance à aller dans un extrême, puis dans un autre, avant de trouver ce juste milieu. Je m’explique. Le « Réveil » est en général associé à un premier voile de l’illusion qui tombe sur la réalité de la vie telle qu’on la percevait jusqu’alors, et l’ouverture à l’invisible, aux signes et autres perceptions subtiles donne accès à un tout nouveau champ. S’en suit alors possiblement une soif de découvrir, d’expérimenter, dans un monde qui nous était étranger ou lointain (et peut être un peu bizarre) avant cela. J’ai le souvenir, dans cette période d’ouverture, d’avoir eu besoin de me raccrocher à la parole, aux idées et perceptions d’autres personnes que je considérais comme plus « connectée » et détenant la connaissance, avec un besoin de validation externe, là où cette ouverture m’avait aussi fait perdre bien des repères. Ceci m’a amené par exemple à donner plus de crédit aux avis et paroles de certaines personnes, thérapeutes, personnes « connectées », qu’à la mienne, accroissant par la même occasion mon sentiment d’infériorité par rapport à eux, pour ne pas aider…

Et peu à peu, au fil de ce chemin, du travail sur moi, des étapes franchies, des nettoyages et libérations vécues, et des décisions prises dans ma vie, j’ai bien senti que je reprenais peu à peu ma souveraineté, au fur et à mesure que je sentais que je recommençais à trouver un ancrage en moi, par moi-même, sur mes deux jambes dans ma vie. Et j’ai pu enfin expérimenter et comprendre ce que les phrases suivantes voulaient dire, et que seule l’expérience peut nous permettre de saisir, par la pratique : « la réponse est en toi » ; ou encore « tu es ton propre sauveur »… Et plus je l’expérimentais, plus la frontière entre spiritualité et incarnation s’est affinée. S’en est suivie une présence accrue dans ma vie, une capacité accrue à m’émerveiller, à être dans la gratitude quotidienne pour cette vie, à avoir foi en ce qui est même quand ça ne va pas, à avoir foi dans le fait que l’on est soutenus, guidés, entendus, même si nos cinq sens ne nous permettent pas de le vérifier. Je me souviens d’une phrase que m’avait dite ma formatrice et amie, durant ma formation comme professeur de yoga et qui prend désormais tout son sens : « Personne ne devrait parvenir à distinguer, visuellement parlant, que tu es professeur de yoga… » En effet, la spiritualité s’incarne dans nos valeurs, dans notre manière de voir et de vivre notre vie, et nos pratiques spirituelles font partie de notre intimité. Oui, j’ai une pratique personnelle qui m’accompagne sur mon chemin de vie, oui j’ai des croyances et des pratiques qui me permettent une reliance au Divin (rituels, prières, méditation, auto-soins…) mais tout ceci fait partie de l’intimité de chacun, et n’a, selon moi, nul besoin d’être montré aux autres, sauf peut-être pour satisfaire notre ego.

Alors oui, cela ne signifie pas qu’un accompagnement par des thérapeutes, et les outils tels que les cartes, les pierres, le pendule, soit à exclure, loin de là, et je me fais moi-même accompagner, mais il est important que tout cela reste des soutiens à notre guidance intérieure, qui selon moi est notre principal guide. Et la vie m’a appris, mais là encore, c’est très subjectif, qu’il est important de laisser de l’espace à cette guidance intérieure, cette petite voix, et que se retirer dans le silence, la solitude et le calme, loin du bruit et des sollicitations est un moyen très efficace pour y parvenir, même si, et cela est un autre sujet, cela revient à apprendre peu à peu à se sentir bien avec soi-même, et n’est pas toujours confortable… Mais pas d’inquiétude, cela aussi, ça s’apprend et c’est précieux.

Et c’est là que, pour conclure, on saisit encore mieux ce que signifie cette phrase du Petit Prince d’Antoine de St Exupéry qui me guide au quotidien : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. » Alors oui, je suis profondément convaincue que chaque être a à vivre sa spiritualité et est, je le crois, un être spirituel avant tout, mais un être spirituel incarné dans un corps physique, venu expérimenter la matière… Alors, ANCRAGE à la Terre évidemment, et au Ciel également, et Foi en la Vie.

Episode 8 : Arrêtez de chercher à convaincre l’autre


Souvent, quand on a expérimenté quelque chose (une thérapie, une expérience, une épreuve surmontée, une nouvelle habitude…), on est tenté, et cela part d’une bonne intention, de partager cela avec nos proches, voire de les convaincre de faire de même (là, c’est l’égo qui entre en jeu), tant on sait combien cela nous a fait du bien, et tant
on aimerait qu’ils aillent mieux (encore faut-il que ceux-ci le souhaitent vraiment, mais c’est un autre sujet). Or, ce qui nous convient à nous à un instant t, premièrement, peut ne pas nous convenir à un autre moment et dans d’autres circonstances, c’est le fameux principe d’impermanence. Deuxièmement, ce qui nous convient à nous n’est peut-être pas ce qui convient à l’autre, puisque chacun est unique (l’autre est mon miroir, mais l’autre n’est pas nous, et a donc sa propre vérité). Je le vois avec la voie du yoga. Celle-ci s’est
déclinée, à partir des textes fondateurs et d’une pratique originelle, en différents types de pratique, modelées en outre par chaque enseignant, et tout le monde ne va pas adhérer à une pratique donnée, ni à un enseignant donné, car cela vient faire écho à ce que nous sommes, ce que nous vibrons à un moment donné, à ce dont notre corps a besoin à un moment donné. Je reste convaincue que même s’il existe dans le cheminement de l’âme, des principes universels, l’incarnation permet de multiples voies de cheminement, qui nous sont propres. Ainsi, il est donc acceptable et assez logique somme toute que notre voie ne convienne pas à notre voisin, et bien souvent celles-ci s’enrichissent mutuellement, pour peu qu’il y ait un respect de la légitimité de celle de l’autre.

Donc, plutôt que de perdre de l’énergie à convaincre, car oui, convaincre quelqu’un qui a une autre vision que la vôtre, et qui plus est si cette personne n’est pas prête à aller mieux est énergivore, et cela vaut également dans toute situation de désaccord, je vous invite vivement à rediriger votre énergie vers votre propre guéridon. Cela ne signifie pas être égoïste et ne pas se préoccuper de l’autre, car vous pouvez rester aux cotés de l’autre s’il en exprime le besoin. Mais cela signifie de poursuivre ce travail sur vous-même et rayonner les bienfaits que cela vous procure. Cela revient à accepter que la Vérité puisse prendre plusieurs formes selon le point de vue adopté.

Vous serez surpris de voir votre entourage changer simplement au contact de vos nouvelles vibrations, puisque, ne l’oublions pas, nous sommes interreliés. C’est comme si vous répétiez sans cesse à votre enfant de croire en ses rêves et s’en donner les moyens alors que vous restez dans un boulot qui vous éteins alors que vous avez une passion pour une autre activité… La meilleure façon de motiver votre enfant et lui permettre de cultiver cette idée n’est-elle pas de lui montrer que vous aller tout donner pour réaliser votre rêve, tenter de développer cette activité, même si ce sera peut être accompagné de difficultés et de doute, afin d’exercer une activité qui vous épanouit et lui donner une autre vision du travail.

Dans un autre registre, je vois, en cette fin d’année universelle 9 (selon la numérologie), de nombreuses personnes souhaitant prendre des décisions susceptibles d’avoir un fort impact sur leur vie, fermer des chapitres de leur vie, décisions comparables à celles que j’ai osées prendre il y a quelques années malgré les peurs sous-jacentes et malgré une conscience aigüe de l’onde de choc qu’elles allaient produire. Lorsque ces personnes me parlent de leur situation (et elles sont nombreuses…) et me questionnent sur ce que j’ai vécu lorsque j’étais à leur place, je me rends compte que ce qui les touche et les encourage à s’écouter, c’est uniquement ce que je renvoie aujourd’hui, ce que je rayonne : le chemin n’a pas été facile, mais il a été guidé par un appel de l’intérieur, un besoin d’alignement viscéral, et même si aujourd’hui encore, plusieurs années après, le chemin n’est pas lisse, encore parsemé de challenges parfois douloureux ou mentalement éprouvants me faisant grandir chaque jour un peu plus, je suis le témoin que suivre l’appel de son âme avec courage vaut vraiment la peine et que l’univers réserve de belles surprises à qui a le courage et la force d’aller vers une version plus authentique de qui il est. Non seulement cela m’a permis de me retrouver, de retrouver mon axe, mais je me rends compte que cela a également permis aux personnes qui ont souffert de mes choix de cheminer de leur coté pour une vie plus en phase avec qui ils sont. Les fameux cadeaux cachés… Tout ceci vous montre que même si vous avez vécu de grandes épreuves et que vous les avez surmontées, il est important de ne pas laisser votre égo prendre le pas en essayant de diffuser cela comme la Vérité, la voie à suivre, car elle vous est propre, et que chacun a son histoire, son timing, sa personnalité. En revanche, plus vous travaillerez à cet alignement, plus vous serez une preuve vivante que cela est possible, et donnerez peut-être sans vous en rendre compte la force à d’autres de se mettre en mouvement et de s’engager pour retrouver leur propre axe. Et plus nous serons d’êtres sur cette Terre en chemin vers cet alignement, plus je reste persuadée que l’Humanité pourra retrouver un équilibre plus apaisé.  Espérance et Foi…

Episode 7: je suis la source de mon mieux-être et de ma guérison

Le yoga, l’ayurvéda et le Reiki m’ont enseigné une chose commune : L’importance de se responsabiliser et de devenir acteur de sa propre guérison, de ses actions, de son mieux-être. Et je reste persuadée que sans un minimum d’implication et d’autodiscipline, il est difficile de mettre en place des modes de fonctionnement, habitudes, pensées, plus vertueuses et plus alignées, de manière durable.

Je vous préviens donc tout de suite, si vous ne l’avez pas déjà intégré, chaque personne, ami, famille, accompagnant, thérapeute, praticien, que vous consulterez pour vous faire aider sur ce chemin, ne dispose pas de baguette magique et n’est pas responsable de votre mieux-être et de votre guérison. Vous seul l’êtes ! Rien ne sert donc d’accabler autrui pour votre mal-être… L’autre n’est que votre miroir, rappelez-vous (épisode 5)

Prenons l’exemple d’une séance d’ostéopathie : vous allez à un rendez-vous chez l’ostéopathe pour des cervicales bloquées, celui-ci va vous manipuler et vous soulager. Il est fort à parier que ce soulagement sera temporaire, et que vous retourniez plus tard chez ce même ostéopathe pour la même chose, et peut-être même que vous serez tenté de dire qu’il n’est pas compétent. Or, si après la séance, vous n’avez rien changé dans votre quotidien, ni cherché à comprendre quel était le message envoyé par votre corps avec ce blocage de la zone cervicale, il est prévisible que le corps reprenne ses habitudes, postures, tensions diverses quelques temps après la séance. Et cela n’est pas de la responsabilité de l’ostéopathe, mais bien de la vôtre. Et je suis consciente qu’il est plus difficile d’admettre ce postulat pour des maux plus graves, engageant notamment notre vie… Les médecines ancestrales disent que les symptômes apparents de pathologies arrivent généralement après qu’il y ait eu de nombreuses alertes du corps sur des déséquilibres dans la circulation des énergies et des éléments, déséquilibres que nous n’avons pas entendu ou voulu entendre, car la vie a fait que. Il n’est pas question de refaire le match, ou de culpabiliser, mais seulement de voir comment on peut aujourd’hui écouter le message du corps, et faire ce qui nous parait juste pour y répondre et éviter la récidive… Chemin initiatique…

Ce que je vous dis, et que je retrouve notamment en séance de yogathérapie, revient à dire que pour que des choses changent dans votre corps, dans votre esprit, dans votre quotidien, il sera indispensable selon moi, de faire des efforts, d’accéder à une certaine discipline pour instaurer des nouvelles habitudes de vie, des habitudes posturales aussi, un nouvel élan… une discipline pour prendre soin de vous, car oui, on est souvent le dernier maillon de la chaîne, après le travail (oui oui je le mets bien en premier), les enfants pour ceux qui en ont, la famille, la maison… Cela nécessitera de votre part d’agir, de poser des actions et des décisions, car sans action, pas de dynamique, pas d’enchainement d’autres actions ni changement des choses en profondeur. Je me souviens que durant mes deux années de formation en Hatha Yoga, il m’a fallu, moi qui ait des muscles tous fins (Vata encore et encore…), me lever tous les matins à 6h pour enchainer routines yogiques sur routines yogiques pour opérer un changement dans ma structure, et par extension dans tout mon être, et je peux vous assurer qu’entre le quotidien du boulot, la formation, les enfants, et mes questionnements existentiels de l’époque, cela n’était pas facile tous les jours. Mais cela est un message envoyé à votre âme, un engagement posé envers vous-même, que vous avez de l’importance, que vous allez vous donner de l’amour, de l’attention… Vous rendez-vous compte qu’on fait souvent passer en dernier ce, sans qui nous ne pourrions rien faire : nous, notre santé, notre corps, ce merveilleux véhicule terrestre qui abrite notre âme ? Redevenez votre priorité, réalignez-vous, et tout se rééquilibrera autour de vous peu à peu…  

Voici un extrait de Kilomètre Zéro, de Maud Ankaoua (p. 70-71)

« je levais les yeux vers mon guide ; « et toi Shanti, qu’est-ce qui est le plus important pour toi ?

Sans hésiter, l’homme rétorqua : Ma santé !

-C’est sûr, sans elle nous ne pouvons plus rien faire, ta réponse est trop facile.

-Trop facile, non ! La santé est le plus grand luxe qui soit pour moi et je suis conscient de sa fragilité. Chaque jour, je suis attentif à ce que je mange pour ne pas faire de mal à mon corps et je contrôle mes pensées pour ne pas blesser mon âme. La santé n’est jamais acquise et demande une surveillance constante, elle représente ma priorité ultime, que je ne sacrifierais pour aucune autre dans mon bocal [des priorités]. »

Et d’ailleurs, si tel est le cas, ou si la personne se présente à vous comme telle, alors il est fort à parier que sa posture de thérapeute ne soit pas juste, et qu’elle alimente sa posture de sauveur (Cf : triangle de Karpmann) dont il est urgent de sortir, en choisissant de ne pas entretenir la relation sauveur, bourreau et victime. Il en est de même pour les guidances que vous écoutez sur Internet, ou les séances chez des personnes ayant développé ses capacités extrasensorielles (clair audience, clair voyance, clair sentence…) et un mode de communication avec l’invisible, qui sont certes là pour vous aiguiller et apporter un soutien, mais qui ne détienne pas la vérité, votre vérité… car, encore une fois (épisode 6) ils ne sont pas vous… Ils sont tous des guides pour petit à petit vous accompagner vers votre autonomie, vers la reconnexion à votre propre guidance intérieure, votre petite voix, la musique de l’âme en quelques sortes.

N’oubliez pas que tous ces accompagnants ne sont rien d’autre que d’autres âmes en chemin, qui croisent le vôtre sur une certaine durée, et que chacun pourra retirer un enseignement de cette rencontre, car nous faisons tous partie d’un Grand Tout et… encore une fois, l’autre est notre miroir (Episode 5).

Alors, s’il vous plait, ne confiez pas votre destin dans les mains d’un autre, vous êtes votre propre sauveur, et n’oubliez jamais que la guérison prend sa source en vous, et que les épreuves sont sur votre chemin pour transcender ce qui n’est pas aligné.

Maud Ankaoua, 2017, Kilomètre Zéro, éditions Eyrolles.

Épisode 6: Si j’étais toi… mais tu n’es pas moi.

Et oui, qui n’a jamais, dans sa vie, en réaction au récit d’une situation vécue par l’autre, répondu par : « si j’étais toi, je ferai comme ça… » ou enchainé, en guise de réponse, par le récit de sa propre histoire et une situation similaire ? Cette situation éveille en moi deux réflexions.

La première est que comme chaque être est unique, à chaque situation vécue correspond des réactions individuelles et différentes, et que ma réponse m’appartient et qu’il est impossible de ressentir à la place de l’autre. On ne peut donc en effet que l’éclairer avec notre vision, en offrant un point de vue distinct, et ces visions peuvent logiquement être différentes, tout en acceptant l’autre pour ce qu’il est.

Deuxièmement, il peut être tout simplement déplacé ou malvenu de répondre directement en ramenant l’attention à soi, car la personne recherche peut être juste une écoute, rien de plus. C’est le meilleur moyen pour que celle-ci se ferme, attende que vous terminiez votre récit, et n’ose plus, à l’avenir, se confier à nouveau. Et je sais de quoi je parle, car bien des fois depuis mon enfance, ma nature discrète m’a permis d’observer ces déséquilibres au sein de relations. Ce fut le cas notamment d’échanges avec des amies proches, qui devenaient au fil des échanges des conversations unilatérales, où elles parlaient et moi j’écoutais, en retrait, alors que j’aurais juste aimé un peu d’attention ou de réconfort. Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans l’un ou l’autre des protagonistes. Et si vous vous reconnaissez (honnêtement) dans la personne qui a tendance à monopoliser l’attention, et bien peut-être cela vous aidera-t-il à écouter davantage à l’avenir, et peut être que cela incitera les plus timides à oser exprimer ce dont ils ont besoin à leurs proches, et à reprendre leur place et oser exister (Cf. effet miroir, épisode 5).

Une lecture énergétique de cette situation du point de vue de la personne qui ne s’est pas contenté d’écouter pourrait être celle d’un chakra de la gorge déséquilibré (couplé peut-être aussi à un plexus solaire en excès) … car une personne qui a un chakra de la gorge équilibré parvient non seulement à exprimer qui elle est, mais également à être dans une véritable écoute de l’autre. Tout un programme, n’est-ce pas ? Et d’autre part, le chakra de la gorge et le plexus de celle qui se ferme et se met en retrait pourraient être considérés comme tout aussi déséquilibrés, mais en insuffisance… tout est question d’équilibre.

Par ailleurs, n’oubliez jamais que chaque être est unique, chacun a donc sa Vérité propre et qu’il est important que chaque être unique puisse être considéré avec sa singularité, indispensable au Grand Tout dont il constitue une particule, au même titre que chaque cellule de notre corps est unique et différente des autres, et en même temps indispensable au fonctionnement du corps humain. Autre analogie : un puzzle pour être complet, doit avoir toutes ses pièces, et chaque pièce est différente des autres, unique et à la fois complémentaire aux autres.

«Chacun sa vérité» est une formule juste car chacun se définit par la vérité vivante qu’il dévoile.

(Jean-Paul Sartre, Les Mains Sales, 1948)

Il est donc indispensable d’accepter l’autre et sa vérité dans sa différence, et s’accepter soi et sa vérité dans sa différence… Ça m’évoque bien des problèmes sociétaux à travers l’histoire, que ce soit des conflits liés au racisme, ou à la discrimination d’être dits « différents » ou pas « dans la norme » (et au passage, pourquoi la norme serait-elle le seul état acceptable ou tolérable ? et quelle valeur à cette norme lorsqu’on admet l’unicité de chaque être ?)…  

Par extension, même si vous confier à autrui peut vous permettre de verbaliser et de conscientiser ce que vous vivez ou vous ressentez, et de recueillir un feedback, la juste réponse ou conduite à tenir face à cela ne pourra venir que de vous, car l’autre ne pourra vous apporter qu’une réponse ou un conseil, avec ses yeux, son vécu et sa vision de la situation. Écouter le retour de l’autre sera bien souvent riche et éclairant sans nul doute, d’autant si la personne à qui vous parlez a déjà vécu une situation similaire, mais sa norme n’est pas forcément la vôtre. N’oubliez jamais que vous avez le droit d’avoir des réactions différentes, que la normalité est souvent toute relative. Ce qui parait normal aux yeux d’une personne, compte tenu du socle de croyances ancestrales, familiales, sociétales et individuelles dont elle est empreinte, ne le sera pas forcément aux yeux d’une autre personne.

Alors un conseil, si d’aventure vous entendiez quelqu’un répondre à votre confidence « si j’étais toi… », activez votre vigilance, prenez le temps de sentir si son conseil est juste pour vous, comment votre corps réagit, et avant tout, en vous aidant par exemple des outils de la communication non violente, exprimez à l’autre, si nécessaire, d’autant si c’est un proche, votre besoin, qui est peut-être simplement d’être écouté. Ce sera une belle preuve de respect et d’amour de soi que vous vous offrirez, et votre estime de vous-même vous en sera très reconnaissante par voie de conséquence. Et qui sait, peut-être permettrez-vous à l’autre de prendre conscience d’une attitude involontaire et lui rendra service par la même occasion.

« Parler est un besoin, écouter est un art. »

(Johann Wolfgang von Goethe)

Episode 5: L’autre est mon miroir

Ne vous méprenez pas : si, quand quelqu’un vous dit quelque chose, ça vous « pique », autrement dit, cela vient vous irriter, vexer, braquer, contrarier, c’est très probablement parce qu’il y a un enseignement à retirer, une part de vous que l’on vous invite à observer attentivement. L’occasion vous est donnée de travailler honnêtement sur vous-même (l’un des 5 principes du Reiki d’ailleurs). Alors vous pouvez dire merci plutôt que d’en vouloir à l’autre, puis tourner votre regard vers vous-même : Pourquoi cela me touche-t-il ? Qu’est-ce que cela a réveillé en moi ? Qu’ai-je appris sur moi à travers la situation et ma réaction ? et comment désamorcer cela et m’apaiser ?

J’explore de plus en plus ces moments où je sens que je sors mes défenses. Faire un pas en arrière, s’observer soi-même, identifier la part blessée que l’autre est venu mettre en lumière, consciemment ou inconsciemment… Même si c’est dans l’introspection que l’on trouve nos réponses (et nous verrons dans le prochain épisode cette idée que nous seuls avons les réponses au fonds de nous), c’est bien dans la relation que l’on grandit, puisque justement la relation met en interaction deux êtres qui ont chacun leur vérité, leur personnalité, leur vécu, leurs failles.

« Une relation est un miroir dans lequel vous pouvez vous découvrir »

(Jiddu Krishnamurti Le sens du bonheur, 2006)

Il m’est souvent arrivé d’être agacée par des personnes autour de moi qui osaient se montrer, qui prenaient beaucoup de place dans les échanges, dans les soirées ou même au travail, autrement dit en contexte relationnel… L’exact opposé de ce que j’ai toujours été. Et dans ces moments-là, aujourd’hui encore, j’ai tendance à me mettre en retrait encore plus et à m’effacer. Est-ce la juste attitude à adopter ? Peu à peu, j’ai compris que ce miroir était peut-être là pour me montrer à quel point je ne parvenais pas à m’affirmer, assumer qui je suis et tout simplement oser être et prendre ma place… Vous voyez un peu le genre d’enjeu ? Et je vous assure que dès que vous parvenez à aborder ces situations-là sous l’angle de : qu’est ce que cela vient mettre en lumière parmi mes parts blessées ? Et bien, en reprenant votre responsabilité sur ce que vous vivez, en arrêtant de rejeter la faute sur l’autre, autrement dit, en travaillant honnêtement sur vous-même, vous pouvez avancer sur votre chemin, comprendre, et par la suite intégrer l’enseignement sous-jacent pour plus de sérénité et d’authenticité…

C’est ainsi que l’on comprend bien mieux l’un des cinq accords toltèques qui dit :

« quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle… »

Et l’on peut évidemment étendre cette réflexion à tout type de relation, qu’elle soit familiale, professionnelle, amicale voire amoureuse, pour en faire des relations conscientes, animées par la pleine présence, où chacun travaille à être pleinement soi, à exprimer sa vérité à l’autre (c’est l’engagement envers soi), mais aussi à entendre celle de l’autre pour que chacun puisse se sentir libre et écouté. Et si vous avez à vos cotés quelqu’un avec qui vous parvenez à mettre en place une relation consciente, alors gardez à l’esprit que cela est précieux, et essayez de préserver cela, car je le rappelle, les relations nous font grandir, et croiser le chemin de personnes qui sont ouvertes à cette expérimentation pas toujours confortable j’en conviens (puisque nous mettant devant l’autre face à nos zones d’ombre) est un cadeau de la vie … Cela reviendrait par exemple à exposer tout d’abord ce que vous avez ressenti, quand il ou elle a dit ce qui vous a blessé, piqué, et voir seul ou avec l’autre, ce que c’est venu chercher, plutôt que de le ou la blâmer en guise de riposte. La communication non violente peut constituer un outil très utile pour installer de tels rapports humains. Ainsi, plutôt que de garder pour vous ce qui vous a contrarié, accumuler les non-dits et ainsi réunir toutes les conditions pour que la cocotte explose ultérieurement sans que l’autre ne n’y attende, pourquoi ne pas choisir – si la relation n’est pas toxique évidemment – de grandir avec l’autre, dans la communication transparente et l’écoute bienveillante ? Sacré challenge me direz-vous, mais quitte à être étiquetée d’utopiste, j’ai envie de croire que cela est possible.  

En espérant que cette réflexion (sans mauvais jeu de mot…) contribuera à vous apaiser dans vos relations, à désamorcer des situations tendues, et surtout, oui surtout, à en connaître davantage sur vous-même, et vous guider encore un peu plus sur votre chemin de conscience.

« On ne peut pas changer les gens tu sais. On peut juste leur montrer un chemin, puis leur donner envie de l’emprunter. »

(Laurent Gounelle, Dieu voyage toujours incognito, 2010)

Références :

Laurent Gounelle, 2010. Les dieux voyagent toujours incognito, Edition Anne Carriere, 424 p.

Miguel Ruiz, 1997. Les quatre accords toltèques : la voie de la liberté personnelle, Editions Jouvence, Poches Jouvence.

Miguel Ruiz, José Ruiz, 2010. Le 5ème accord toltèque, la voie de la maitrise de soi, Editions Jouvence, Poches Jouvence.

Marshall B. Rosenberg, 1996. Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont les murs), initiation à la Communication non Violente, édition la Découverte, 320 p.

Thomas D’Ansembourg, 2014. Cessez d’être gentils, soyez vrais : être envers les autres en restant soi-même, Edition de l’Homme, 192 pages.  

Episode 4: La fluidité

Ramana Maharshi, célèbre Yogi qui a notamment éclairé par ses réflexions sur la non-dualité, disait :

« tout ce qui doit arriver arrivera, quels que soient vos efforts pour l’éviter. Tout ce qui ne doit pas arriver n’arrivera pas, quels que soient vos efforts pour l’obtenir ».

Alors, même si cela est plus facile à dire qu’à faire, cette citation m’inspire la chose suivante : celui qui parvient à vivre en se laissant porter par ce qui est fluide, et en écoutant les signes de la vie, lui indiquant que tel chemin est ou n’est pas celui qui lui convient, aura de fortes chances de vivre davantage en accord avec son Essence. Dans la pratique me direz-vous, plus difficile, compte tenu des obligations familiales, professionnelles ou encore sociétales, auxquelles nous souhaitons répondre en priorité. Et pourtant, cela change tant de choses au quotidien… Et je crois que le corps est notre meilleur allié en la matière.

En effet, plus j’avance dans ma vie, et plus je ressens, et surtout j’écoute et respecte, les messages et réactions de mon corps, lorsqu’on me fait une proposition, une invitation, ou lorsque je vis des situations du quotidien. Quand ce qui se présente à moi n’est pas aligné, mon corps parle,et je ressens comme un poids lourd au niveau de mon plexus, comme quelque chose qui veut sortir, un Non peut-être ? Libre à moi ensuite de verbaliser ce Non en me respectant, ou d’y aller, en connaissance de cause.  

Et évidemment, il m’arrive encore souvent de dire oui alors que je sais que ce n’est pas ok intérieurement…  et bien maintenant, quand cela arrive, je me parle à moi-même, comme pour marquer le fait que ce oui est prononcé ou acté en connaissance de cause, en me doutant de ce qu’il peut m’en couter, et en étant au clair avec moi-même sur les raisons pour lesquelles je dis oui. Et quand cela est épisodique, alors cela peut être acceptable (quoi que… diraient certains… ), du moins en être conscient est déjà un pas considérable vers nous.

Par le passé, réprimer cela et dire oui ou aller vers des situations sans respecter ces signes, a été mon mode de fonctionnement quotidien, et m’a valu bien des inconforts : migraines, épuisements, frustrations, impressions de me demander « ce que je fais là » dans certaines situations de vie et les « subir », et un alourdissement de ce poids intérieur… Aller vers ce qui est fluide… un peu plus chaque jour…

Je suis sûre que vous avez, vous aussi, en tête, des situations où vous sentiez que ce n’était pas fluide, mais vous y êtes tout de même allé, au prix d’une dépense énergétique folle, quitte à subir la situation, ou arriver au but fixé après de nombreux obstacles et peut-être exténué (et si ce n’est pas votre cas, alors bravo!). Alors pugnacité, oui, mais à un certain moment, il est important de se poser et de se demander si tous ces obstacles ne sont pas simplement des signes que la route suivie n’est pas la bonne.

Comme je vous le disais, j’ai déjà vécu cela de nombreuses fois, et, plutôt que d’écouter tous ces signes qui m’indiquaient clairement que ce n’était pas le chemin le plus fluide et donc pas le plus aligné, et bien j’y suis allée, tête baissée, à la force d’une volonté qui souvent, par le passé, a contribué à mon propre sabotage. Et avec le recul, je peux clairement comprendre pourquoi ce n’était pas ma voie… Bien souvent, la vie essaiera de vous détourner de ce chemin inadapté, et si vous persistez et arrivez à vos fins, malgré tout, et bien, il faudra, comme tout acte dans cette vie, en assumer les conséquences plus tard (pour rappel l’essence de la loi du Karma est que tout acte a sa conséquence). Ce que j’essaie de vous dire là, c’est que, dans tous les cas, vous arriverez là où vous devez aller, mais selon vos choix, le chemin sera plutôt plus fluide ou plutôt plus sinueux et paré d’obstacles. Dans tous les cas cependant, chaque étape sera un enseignement pour vous faire grandir… Autrement dit, il n’y a pas de “bon ou mauvais chemin”, mais le chemin que l’on emprunte, au fil de nos choix et décisions, parfois alignées, parfois moins.

Par ailleurs, afin d’illustrer l’autre situation évoquée par Ramana Maharshi, dans sa citation, à savoir “tout ce qui doit arriver arrivera, quels que soient vos efforts pour l’éviter.”’ et bien on peut penser à la situation de la personne qui, après de nombreuses déceptions amoureuses, décide quelque chose du genre : « maintenant, terminées les histoires d’amour pour moi ! », et vient à elle comme tombée du ciel une nouvelle rencontre amoureuse… Ou encore, dans un autre genre, une situation où vous allez dans un lieu public si bondé qu’il y a peu de chance de rencontrer quelqu’un que vous connaissez, ou dans un lieu en espérant ne pas tomber sur une personne en particulier, voire en faisant tout pour l’éviter peut-être même, et tombez nez à nez avec elle. Rien ne sert de vous agacer, cela devait arriver! Peut-être fallait-il absolument que vous l’affrontiez, ou que vous assumiez d’être qui vous êtes face à cette personne ou bien d’autres raisons. Une chose est sure, vous seul pourrez par la suite en connaître la raison, ne doutez pas que ce qui vous arrive est bien là pour vous mettre sur votre chemin.

Et comme il n’est toujours pas facile de jongler entre ce que l’on sait bon pour soi et ce que l’on choisit de faire ou de ne pas faire, si, au moins, quand on fait quelque chose alors qu’au fonds on sait, on tachait d’y mettre un maximum de conscience, de « parler à son âme », en lui disant qu’on est conscient de la situation. Cela mettrait peut-être un peu plus de douceur et nous aiderait la prochaine fois à suivre davantage ce baromètre intérieur qu’est le cœur : fluide ou pas fluide ?

Episode 3 : Schémas répétitifs, nouvel enseignement ou test de foi ?

Ne vous est-il pas arrivé, sur ce chemin de conscience, d’être confronté(e) à une situation qui vous replonge dans un état, des sensations, des réactions ou configurations déjà vécues, et que vous pensiez avoir réglée et intégrée ? Et de vous dire : « Pas encore, je croyais avoir dépassé cela ! » et de croire que vous régressez, que ce sont trois pas en arrière que vous faites avec cette expérience qui se présente à vous ?

Et bien, ce que je vais vous dire va peut-être vous rassurer, car de deux choses l’une :

  • Soit, ce que vous vivez comme un éternel recommencement signifie qu’il y a encore à apprendre sur cette situation, sur un autre plan, avec une autre profondeur, et ne voyez pas cela comme une régression, mais une couche supplémentaire que vous enlevez autour de votre cœur pour guérir une autre dimension de la blessure en question (Cf : Blessures de l’âme).

Dans tous les cas, je reste persuadée que rien n’arrive par hasard, et que si la vie nous présente des situations, c’est qu’il y a un potentiel enseignement à intégrer (Cf. Épisode 2) derrière ce que l’on vit. Alors restez focus sur ce qui vous occasionne une fuite d’énergie dans la situation que vous vivez, ce qui n’est pas fluide aussi, ce qui fait que dans votre corps, vous ressentez que quelque chose n’est pas aligné. Puis, comme le rappelle l’un des 5 principes du Reiki (les Gokaï) qui dit : « je travaille sur moi-même avec honnêteté », regardez le plus honnêtement possible ce que vous renvoie cette situation, éclairez cette zone d’ombre, afin de la transmuter.

Enfin, si vous avez le sentiment que vous ne parvenez pas à vous défaire de cette situation, il se peut que ce soit parce que vous réagissez à l’identique à chaque fois, alors je ne peux que vous suggérer d’agir ou de réagir différemment en posant des actions différentes ou en changeant d’attitude vis-à-vis de cette situation, comme le rappelaient Einstein ou Roosevelt. Il y a de fortes chances que cela vous aide à rompre ce schéma répétitif, ou du moins enclencher une autre dynamique…

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

 (citation attribuée à Albert Einstein, même si la source n’est pas connue)

« Faites quelque chose et, si ça ne réussit pas, essayez autre chose »

Franklin D. Roosevelt, Discours, 1939.

  • Soit, c’est ce que j’aime appeler un « test de foi » : comme si la Vie, l’Univers, appelez-le comme vous le souhaitez, vous présentait une situation similaire pour confirmer vos choix, décisions, changements d’attitude, et voir si la « leçon apprise » et consolider votre alignement.

Je me souviens, il y a quelques années, alors que j’avais pris ma décision de me former au yoga et d’amorcer ma reconversion, et étant toujours en poste dans mon activité initiale, je reçus un coup de fil d’un collègue travaillant dans un établissement dans lequel j’avais postulé deux fois, sans jamais être retenue, ne serait-ce qu’à un entretien, ce qui avait généré frustration et découragement, et m’avait amenée à me résigner. Il s’avère que cette personne m’appelait pour m’informer qu’il y avait un poste vacant dans ce même établissement correspondant à ma spécialité et me demandant si je voulais postuler. Enfin, la roue tournait ! Sauf que c’était trop tard, la vie est farceuse… Et bien je pris ceci pour un test de foi. Evidemment qu’une part de moi douta alors de mon choix de reconversion, alors que ce poste tant attendu venait enfin à moi sans rien demander. Néanmoins, je pris le temps de me recentrer quelques secondes pour ressentir ce qui se jouait alors. Après l’avoir remercié, je lui répondis donc que je ne postulerai pas, car j’avais d’autres projets en cours. Je me surpris évidemment d’avoir osé affirmer mes choix, plus habituée à me conformer aux autres, mais aujourd’hui, je me remercie et je suis fière d’avoir été fidèle à moi-même, à ce que ma petite voix m’a soufflé, et à ce projet de vie plus alignée.

Alors quelle que soit la situation décrite face à ces schémas répétitifs que vous rencontrez, ne vous découragez pas et ne doutez jamais que cela est fait pour vous faire avancer d’une manière ou d’une autre, vous libérer de ce qui ne vous convient plus et vous donner l’occasion de vous engager toujours plus envers vous-même, pour une vie plus en accord avec votre Essence. Et si vous êtes fatigués de devoir reproduire encore ces situations, alors peut-être pourriez-vous vous faire accompagner par un thérapeute, par quelqu’un qui vous aidera à faire ce travail de discernement.

Épisode 2: Épreuves et Enseignements

Sur ce chemin de Conscience et de découverte de soi, il pourra être aidant de travailler une vue particulière de l’esprit quant aux épreuves que l’on traverse, tant que faire se peut bien sûr, car quand on est au cœur de la tourmente, on fait tout simplement ce qu’on peut… minute après minute. Car oui, cheminer en conscience, élever ses vibrations, incarner l’être spirituel incarné que l’on est, ne signifie pas que l’on passera à côté des épreuves, oh non, mais plutôt que notre manière de les vivre, de les considérer et de les gérer sera différente. Et c’est bien là qu’est la clé !

Dans une interview du Podcast Métamorphose, Annick de Souzenelle disait à propos des épreuves :

« Nous avons dans les rituels la conscience que ce n’est que dans l’épreuve que l’homme peut grandir. (…) L’épreuve est absolument nécessaire à exprimer un potentiel plus grand inconnu encore de nous. »

Alors si, dans notre réflexion sur l’épreuve que nous vivons, nous essayons de remplacer le mot « épreuve » (aussi douloureuse soit-elle) par le mot « enseignement », afin de voir ce que cette épreuve vient chercher en nous et vient nous permettre de transcender ? Pas si évident me direz-vous… Alors peut-être pouvons-nous commencer par appliquer cela sur les « petites » épreuves du quotidien (par exemple, une dispute, une panne de voiture, des clés perdues…), afin de, peu à peu, installer cette nouvelle façon de penser et d’appréhender la vie en nous et d’y avoir recours, plus naturellement, même dans les plus grandes épreuves de la vie (maladie, séparation, accident, perte d’un proche…).

Bien conscience de la difficulté de cet exercice, je vous assure que cela change tout, car cela aide à moins subir, moins rester dans une possible posture de victime, davantage accepter ce qui est, en ne résistant pas. Lâcher les résistances permet de se faire traverser par les émotions, et allouer cette énergie à vivre au mieux cette épreuve plutôt que de l’allouer à y résister.

« Tout est juste… » : se répéter cela aide également à mieux accepter ce que nous vivons, acceptation essentielle au processus d’évolution, et à y déceler l’enseignement, parfois plus ou moins rapidement, j’en conviens, et même après que l’épreuve ait eu lieu. De plus, malgré la douleur, la tristesse ou l’inconfort que génère l’épreuve, cela aidera à accueillir les émotions et les événements, plutôt qu’être dans la réaction, la colère parfois, et à permettre aux émotions qu’elles se cristallisent le moins possible en nous et autour de notre cœur.

Pour ma part, les enseignements du Yoga et du Reiki notamment m’ont aidée au fil des années à intégrer cette posture à mon quotidien. La pratique du Reiki purifie, nettoie et nous mène sur le chemin du détachement (non de l’indifférence), de la prise de recul vis-à-vis de ce l’on vit, pour pouvoir plus vite désamorcer certaines situations et surtout certaines réactions aux situations vécues. Le Yoga, quant à lui, m’a appris l’impermanence des choses (que nous aborderons dans un autre article), et m’a aidée à relativiser et à supporter les épreuves, en me disant que la tempête finit toujours par laisser la place au ciel bleu et au soleil, tout comme la lune et la nuit finissent toujours par laisser la place au soleil et au jour.

Référence :

Podcast Metamorphose, Annick de Souzenelle, « Va vers toi ! » : https://www.youtube.com/watch?v=TxS126F-sdw

Episode1: Eveil ou Réveil?

J’entends souvent certaines personnes dire qu’elles sont « éveillées ». A la lumière de ce que m’apprennent au quotidien le Yoga et le Reiki et bien d’autres enseignements connexes, je serai plus réservée sur l’usage de ce terme. J’emploierai davantage le terme « réveil », pour décrire le moment de notre existence où quelque chose, quelqu’un, vient, tel un fulgurant éclair, réveiller une part de nous jusque-là endormie. Ce moment à partir duquel se transforment, et souvent s’amplifient nos perceptions, nos ressentis, ouvrant une brèche vers un retour à nous-même, à notre nature profonde, et nous donnant l’occasion de peu à peu nous réaligner avec ce pour quoi notre Âme est venue s’incarner sur cette Terre, ici et maintenant, dans ce lieu, dans cette famille, dans cette incarnation.

L’éveil quant à lui, que les textes yogiques appellent Samādhi (on lira aussi Nirvana dans le bouddhisme) est un état de plénitude que certains rares êtres atteignent. Cet état est caractérisé par une fréquence vibratoire la plus élevée qu’un être humain puisse expérimenter, un état de grâce, où l’être est sorti de l’Ignorance, ayant transcendé l’intellect, la dualité, est habité par l’énergie suprême d’Amour et de compassion, est détaché de son simple corps de chair, où le temps et l’espace ne sont plus, ne faisant qu’un avec la Conscience Universelle état de Yoga (signifiant Unité). Comment alors parvenir à s’approprier un état que si peu de personnes vivent ou ont vécu, généralement après une vie de dévotion et d’ascèse qui plus est ? Ce n’est certainement pas pour rien que le Samādhi est la huitième et dernière branche du yoga, selon Patanjali et ses Yoga Sutras… comme la finalité de la Voie du Yoga que certains d’entre nous choisissent, de manière plus ou moins engagée. Alors simple abus de langage certainement, dans cette époque où de nombreux êtres se réveillent d’un long sommeil, la distinction que je souligne ici n’est peut-être pas si importante pour certains, me direz-vous. Et l’on pourrait parler du processus d’éveil, ou, ce chemin spirituel que chacun parcourt, à son rythme, vers une vie toujours plus en Conscience.

En revanche, si je commence par cette thématique dans ces articles, c’est bel et bien car elle appelle à l’humilité sur ce chemin de découverte de soi et de travail. Cette distinction rappelle que l’objectif de tout cela n’est pas de pouvoir vivre l’éveil ou se dire éveillé ; l’essentiel est, en toute humilité, de cheminer en conscience, vers un alignement à notre Essence, à notre Ame… Alors oui, éveillons-nous chaque jour davantage à la magie et la beauté de la vie, à l’instant présent, à la présence de quelques choses d’invisible et qui nous dépasse, qui nous relie et qui nous guide, et cultivons quotidiennement cette Présence à Soi et à l’Univers et aux mystères de la Vie.

Et ne vous y trompez pas, ce réveil n’est que le début de quelque chose, non une fin en soi. Et s’engager dans cette voie, vers laquelle bien souvent un appel irrésistible nous a conduit, nécessitera résilience, persévérance, plongeon dans nos zones d’ombre et nos blessures parfois profondes pour libérer notre Cœur et accéder à l’énergie d’Amour, mais aussi encore humilité et peu à peu détachement, ainsi qu’un ancrage profond dans sa vie, dans son corps, plutôt que de se laisser aller trop vers une vie « désincarnée » comme j’aime à me dire. Cap donc sur une spiritualité et une vie en Conscience pleinement incarnée. 😊

Pour aller plus loin…

Sadhguru parlant de l’état de Samadhi : https://isha.sadhguru.org/fr/wisdom/article/samadhi-un-apercu-de-ce-qui-n-est-pas

Gounelle, L. 2023, Le Reveil, Le livre de Poche, 192 pages.

L’Allégorie de la caverne de Platon : https://www.erudit.org/fr/revues/hphi/1999-v9-n2-hphi3190/801123ar.pdf

Textes Yogiques : Hatha Yoga Pradipika (chapitre 4), Yoga Sutras de Patanjali